Longtemps que je ne suis pas passé par là, et je ne sais toujours pas de quoi parler ! Bon, certes, le plus dur c'est toujours les premières lignes...
En matière d'ouvertures, j'aimerais être autant bon que Mozart l'était dans ses opéras...
Quoi, tout le monde ici a déjà plus ou moins entendu une représentation informatisée ou télévisée de l'ouverture des Noces de Figaro, minimum une ou deux fois, non ?! D'ailleurs, si ce n'était pas le cas, inutile de préciser que je refuserais catégoriquement de m'adresser aux sous-êtres incultes que vous seriez alors ! Ce serait un outrage à la morale ! Car, sacré nom de Dieu, qui donc peut se revendiquer Humain et méconnaitre Mozart ; Mozart ! ; ce majestueux compositeur espagnol du XXIe siècle ; ce grand virtuose d'Henri IV qui a vécu dans la ville de Marseille en Allemagne, jusqu'à ce que le pays fut détruit par la Grande Guerre de 14-18, entre 1954 et 1962 !
Tout de même ! Ne vous a-t-on jamais dit qu'une instruction correcte est la base de toute bonne éducation ? Vous ne savez peut-être même pas que c'est de cette bonne éducation -et de la raffinée politesse qu'il suppose- que jaillissent parfois les néologismes lexicaux les plus surprenants et les plus brillants ? Je vais prendre un exemple ; la conversation qui va suivre relate mot pour mot le dialogue développé par un jeune enfant et sa tante...
Il y a fort longtemps, lors d'un luxueux repas de famille, les conversations oscillaient péniblement entre les dernières réformes sur l'ISF et la prise de poids spectaculaire de Massimo Gargia -ma yé préfer lé caviar g'ris é lé siz'étouales né m'emmerdé pa !- lorsque cette tante déposa une assiette contenant un repas chaud devant son neveu :
-Oh, Tante ! Grand merci ! dit-il
-Mais de rien, Neveu ! répondit-elle
-Merci quand même, Tante !
-Mais je vous en prie, Neveu !
-Toutefois, je vous remercie réellement, Tante !
-Mais vraiment, il n'y a pas de quoi, Neveu !
-J'insiste cependant, Tante !
-Mais ce n'est absolument pas nécessaire, Neveu !
-Permettez-moi de penser le contraire, Tante !
-Mais je vous permets tout ce que vous voulez, Neveu !
-Allons non, c'est à vous de décider, Tante !
-Mais à vous l'honneur, Neveu !
-Voyons, je n'en ferai rien, Tante !
-Mais vous avez mon accord, Neveu !
-C'est bien trop d'honneur, Tante !
-Mais c'est trop d'honneur que vous m'accordassiez vous-même de l'honneur, Neveu !
-Observez quand même que vous prenez trop à c½ur le peu d'honnêteté dont je sois tout modestement capable, Tante !
-Mais il me semble que vous vous sous-estimez bien trop, Neveu !
-Sauf votre respect, le pensez-vous vraiment, Tante ?
-Un peu mon n'veu ! (ici fut employée la fameuse expression pour la première fois !)
-Ainsi donc j'abandonne mes positions. Et dire que je campais grâce à vous, ma tante ! (d'ici fut dégagé le sens nouveau du mot «tante» qui, au fil des ans, vit son orthographe se modifier en « tente» !)
-J'apprécie ! Mais il semblerait que votre repas se soit refroidi durant notre conversation prolongée... laissez-moi donc aller le réchauffer.
Une assiette fumante entre les mains, la tante revient quelques minutes plus tard et dépose le repas réchauffé sur le table face au neveu qui, bien éduqué, prononce :
-Oh, Tante ! Grand merci !
...
Et le cycle recommença, et il continue encore de se produire aujourd'hui entre le petit neveu et la tante qui, coincés par leurs soucis de politesse, n'ont jamais réussi à lâcher leur table ! Cette nature renouvelable, exceptionnelle pour une scène de dialogue encore active aura valu un succès immense, et nombreux furent les touristes et les journalistes qui décidèrent de venir observer cette curiosité. Ce furent ces derniers qui, à force d'articles par delà le monde, ont fini par officialiser le nouveau sens du mot «tante» et l'usage de l'expression «un peu mon n'veu »...
Ou pas.
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Tout cela pour dire que non, je n'ai pas abandonné ce blog, tout comme je n'ai pas abandonné une partie de moi-même... Et non je n'ai pas complètement sombré dans la folie démente assassine convulsive et autodestructrice !
Je promets un article moins débile la prochaine fois. A vrai dire, beaucoup de textes ou de « poèmes » (souvent inachevés) errent un peu partout parmi mes feuilles, mes dossiers ou encore mes neurones. Il se pourrait bien que je ne les publie jamais eux non plus... peut-être que je deviens pudique, avec le temps.